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J’ai voulu utiliser du carburant SP95-E10 avec 10% d'éthanol. Des doutes m’ont assailli quand je suis allé consulter le journal officiel pour valider son utilisation avec mon véhicule. Et mes craintes se sont confirmées avec la réponse sans appel de mon concessionnaire : « nous n’avons aucune garantie à vous donner ! ». Alors j’ai renoncé pour ne pas sacrifier mon moteur sur l’autel de la protection environnementale. Il y a encore des points noirs pour ce carburant vert.

Je tente des records de consommation d’essence minimum. Il y a bien des descentes sur les routes que j’emprunte, mais quand je reviens, ça monte. Et comme j’ai un coupé sportif, je m’ennuie.

J’observe aussi les véhicules neufs illuminés avec leurs feux de jour. Il me semble que la lumière n’est pas spontanée et donc pas gratuite. Les principes de la thermodynamique nous le rappellent. Il faut donc encore dépenser de l'énergie pour bien se faire voir.

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J’imprime beaucoup moins pour préserver le capital des forêts de notre planète. Mais je pense à ma responsabilité sur l’effet de serre en choisissant plutôt de lire sur mon écran d’ordinateur qui ne fonctionne pas à pédales. Et je lis dans les chambres d'hôtel que cinq lavages de serviettes économisés c'est un arbre planté, chez mon garagiste qu'un contrôle anti-pollution c'est un arbre planté, et sur les emballages que le choix responsable du fabricant permet aussi de planter un arbre. A ce rythme, il n'y aura bientôt plus de place sur la planète pour en planter.

J’hésite aussi à acheter des vêtements parce que les médias me jettent à la figure que la fabrication de mon jean a consommé autant d'eau que celle nécessaire à l’arrosage de tous les fruits et légumes que je devrais manger en un an. Je porte alors des costumes en lin qui se froissent dès que je les regarde, des chemises en lin, des chaussettes en lin, des caleçons en lin (non, là je déconne). La culture de cette fibre demande moins de soins, comprendre moins de pesticides. Mais comme je suis obligé de repasser mes vêtements après chaque utilisation...

Je me rends au marché de proximité pour ne pas participer à l’épuisement des ressources naturelles. La parfaite rondeur des fruits et légumes me semble toutefois avoir pris naissance dans des serres chauffées autrement que grâce au soleil.

J’éteins aussi toutes les lumières dans les pièces où je ne suis pas, mais je réduis les risques d'incendie en évitant l'éclairage à la bougie.


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Je considère également mes voisins d’un sale œil car il fait en permanence 22° chez eux en hiver, mais aussi en été avec leur climatisation. Et puis ils ne sèchent jamais leur linge dehors mais dans un sèche linge pendant les heures de pointe. Ce qui nécessite le démarrage de centrales polluantes pour préserver le pays du black out. Néanmoins les serviettes sont quand même plus douces sorties du sèche linge.

J’ai un œil critique sur les poubelles qui débordent de journaux gratuits, étalant les frasques des participants aux émissions de téléréalité. Et je ne mégote pas sur les trottoirs jonchés de cigarettes. Mais c’est mieux comme ça, plutôt que de mettre les mégots dans les poubelles avec les journaux.

Je suis à l’écoute studieuse des recommandations de mon distributeur d’eau contre la pollution. J’évite donc de jeter dans les égouts les solvants divers et variés que j’ai patiemment stockés dans mon garage. J’ai voulu les déposer à la déchetterie, mais la collecte ne se fait que 2 fois par an. « Ce sont des produits dangereux, monsieur, on ne peux pas faire n’importe quoi ! » Ah bon, mais c’est justement ce que je ne voulais pas faire, n’importe quoi. Ma perplexité n’a d’égale que mon désarroi.

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Et je constate l’avalanche de technologie chez les turbo-paysagistes pour ramasser les feuilles mortes. Leurs engins présentent des caractéristiques de productivité certes intéressantes, mais ils sont bruyants, suppriment des postes de travail et polluent.

 Alors je suis désemparé par toutes ces incohérences, ces manques de bon sens, et ces contradictions. D'un coté de trouve une gestion de l’environnement par shows multimédia interposés et d'autre des intégristes verts, doctrinaires et tristes.

Ecologie ou sécurité, écologie ou plaisir, écologie ou facilité des tâches, il faudra quand même choisir. En attendant, contre l’effet de serre, je serre les fesses et ça ne gaze pas du tout !

 

Crédit textes et photos : © cockpit

 


Tag(s) : #Humeurs

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