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Comment s’en sortir lorsque l’on vous pose une question interro-négative ? La communication n’est pas toujours facile entre le questionneur et le questionné, question de logique.

Prenons un exemple : vous êtes invités à une soirée, mais vous ne pouvez vous y rendre. Votre hôte vous demande confirmation : « tu ne viendras pas demain soir, c’est bien ça ? ». Je sais, les puristes me rétorqueront qu’il eût fallu demander « ne viendras-tu pas demain soir, c’est bien ça ? », mais j’ai préféré utiliser les expressions de la vraie vie.

En principe, et le plus souvent, la réponse sera « non » (sous-entendu : non, je ne viens pas ). Mais certains d’entre nous (dont je fais partie) vont répondre « oui » (sous-entendu : oui, ton affirmation est juste). Ca va, je ne vais pas trop vite ? Pardon, pour éviter le quiproquo potentiel énoncé ci-dessus, je devrais dire : « ça va pas, je vais trop vite ? »

Alors pour départager les deux réponses possibles mais totalement opposées (c’est oui ou c’est non, je viens ou je ne viens pas), demandons à notre hôte de nous poser la question dans l’autre sens : « tu viendras demain soir, c’est bien ça ? ». Et bien, la réponse sera évidemment « non » (sous-entendu : non, je ne viens pas ). La réponse « oui » n’a pas lieu d’être pour cette question puisque l’idée à la base est que vous ne pouvez vous y rendre.

Et c’est là que ça commence à poser problème. En effet voici deux questions totalement opposées « tu ne viendras pas demain soir, c’est bien ça ? » et « tu viendras demain soir, c’est bien ça ? » auxquelles la même réponse « non » sera donnée pour dire la même chose (sous-entendu : non, je ne viens pas ).

Le cartésien doublé d’un sens aigu de la logique que je suis a du mal à s’y faire. C’est peut-être pour cela qu’il faut faire un choix entre des études littéraires ou scientifiques. Et c'est aussi pourquoi je reste dubitatif devant les documents administratifs à remplir et sur lesquels il faut dire ce qui n'est pas au lieu de dire ce qui est. C'est le fameux « rayer la mention inutile », où il faut réfléchir à ce que l’on ne fait pas pour déterminer ce que l’on choisit.

Allez, on passe au niveau supérieur, la triple négation interrogative :

Ne pensez-vous pas que je ne pourrais pas ne pas avoir raison ?

 

Crédit textes : © cockpit

Crédit photos : morguefile.com et montage cockpit

 

Tag(s) : #Humeurs

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