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Je n’aime pas les films de science-fiction, mais tout dépend de la définition donnée à ce genre cinématographique. Au départ, je me disais qu’il y aurait profusion d’ordinateurs clignotants et de jargon informatique pour enfumer le spectateur. Et puis non… Source code est une aussi belle surprise qu’Inception.

C’est l’histoire d’un type qui se réveille en sursaut dans un train. Il n’a aucun souvenir d’y être monté et la femme en face de lui se comporte avec familiarité alors qu’il ne se souvient pas l'avoir vue. Une bombe explose tuant tout le monde à bord. En fait, il participe à un procédé expérimental permettant de se projeter dans le corps d’une personne et de revivre les 8 dernières minutes de sa vie. Et il doit revivre sans cesse les quelques minutes précédant l’explosion afin d’identifier et d’arrêter les auteurs de l’attentat.

Au cinéma le mélange des genres ne donne pas toujours un résultat convaincant. Nous avons affaire ici à un thriller de science fiction, voire fantastique, teinté de romance en toile de fond. Le type de film souvent casse gueule, parce que mélanger les goûts donne en général un plat sans saveur. On y trouve un soupçon d’Inception, un zeste d’un Jour Sans Fin, un nuage de Next. Mais Duncan Jones, le metteur en scène, arrive à nous emporter sans devoir pousser trop fort. Malgré les scènes identiques qui se répètent, le réalisateur donne des regards nouveaux et des angles de vues qui permettent au spectateur de ne pas se lasser.

L’acteur principal, Jake Gyllenhaal, récemment vu dans Prince of Persia et Love et autres drogues, apporte son authenticité à un rôle qui reste humain et fait la part belle à la stupeur permanente de ses découvertes. Ne cherchez pas la froideur de Keanu Reeves comme dans Matrix, mais plutôt le regard de chien battu de Nicolas Cage dans Next. A ses côtés, Michelle Monaghan apporte la fraîcheur qui permet la touche de romance. Vera Farmiga jongle entre la froideur du militaire et ses émotions profondes, aussi convaincante que dans l'hallucinant Esther.

Duncan Jones est le fils de David Bowie, il n’a cependant pas besoin de cette carte de visite pour montrer l’intelligence et l’efficacité de sa mise en scène. Il reste même sage comparé à la carrière assez déjantée de son père et réussit un quasi huis clos avec peu de moyens tout en restant même politiquement correct dans la distribution des rôles principaux.

Et les méchants ne sont même pas ceux auxquels on pense…

 

Crédit textes : © Emmanuel Cockpit


Tag(s) : #Cinéma

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