Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

tableau de bord

 

La vitesse, tout le monde la recherche. TGV toujours plus rapide, pages Internet s’affichant instantanément, repas sans préparation ou diesel sans préchauffage, nous en voulons tous et partout. Et nous associons souvent cette vitesse au progrès. Mais alors, pourquoi cette vitesse est-elle fustigée quand elle est associée à la circulation automobile ? Parce que l’opinion publique est persuadée que la vitesse tue, grâce aux campagnes de sécurité routière. Et parce que les différents gouvernements, quels qu’ils soient, profitent de la manne financière des amendes systématiques.

La vitesse sur la route tue, c’est certain. Encore 4 ados arrêtés par un arbre près de chez moi, la voiture coupée en deux. Le total de leurs âges ne représente même pas la durée d’une vie moyenne. Le conducteur roulait trop vite. Mais quand roule-t-on trop vite ? Parce que le problème n’est pas de rouler vite, mais de rouler trop vite à un moment et à un endroit donné.

Si un panneau de limitation de vitesse m’invite à ralentir, c’est parce qu’une personne dont c’est le métier a réfléchi à la question. Et ce n’est pas parce ma voiture fait deux cent cinquante chevaux ou que je me considère comme un bon conducteur que j’ai plus de liberté. Le droit principal des conducteurs c’est d’aller où il veut, et son devoir essentiel, c’est de ne pas faire de morts ni de blessés sur la route.

Toutefois, il ne faut pas confondre excès de vitesse et vitesse excessive. L’excès de vitesse, c’est par rapport à un seuil défini. La vitesse excessive c’est par rapport à une situation. 49 km/h à la sortie d’une école est excessif, sans contrevenir à la loi. Et 131 km/h sur autoroute c’est un excès de vitesse, sans mettre personne en danger. Et c’est là qu’interviennent aussi le bon sens et le respect de l’autre.

Parce que les morts sur la route, c’est aussi le téléphone au volant, les clignotants oubliés, la fatigue non maîtrisée et les distances de sécurité non respectées. Mais ça ne fait jamais la une, alors que 200 km/h sur autoroute c’est bingo, qu’importe que ce soit sans alcool, sans fatigue, sans personne, sans pluie, et sans virages.

Si les accidents et leurs effets sur les humains diminuent, c’est aussi (et surtout ?) parce que la sécurité des routes a progressé et que le niveau de sécurité des voitures s’est amélioré. Les pneus sont performants, le freinage est sécurisé grâce à l’ABS et les dérapages sont contrôlés avec l’ESP. Les carrosseries disposent de zones de déformation progressives, les airbags fleurissent et la climatisation évite l’assoupissement.

Et pourquoi les voitures grand public sont-elles plus sûres ? Parce que des modèles sportifs, performants et rapides qui vont vite et qui coûtent cher ont éprouvé tous ces éléments de sécurité et ont permis leur démocratisation et la baisse de leur prix. Alors le progrès automobile n’est-il pas aussi lié à la vitesse ?

La vitesse n’est pas le plus important dans la sécurité. En Allemagne il y a plus de véhicules (+ 50%) et un réseau moins long (-37%) qu’en France, la vitesse est illimitée sur les autoroutes et les voitures sont plus puissantes. Il y a pourtant moins de morts sur les routes que ce soit par habitant ou par kilomètre parcouru. Alors respecter la vitesse, oui, mais surtout respecter les conditions de conduite et les autres.

 

Crédit textes et photos : © cockpit


Tag(s) : #Société

Partager cet article

Repost 0